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Livres publiés

Justice sociale et éthique individuelle, Saint-Nicolas (Canada), Presses Universitaires de Laval/CEDIS,

coll. Mercure du Nord, 2006 ; préface du Pr. Jean-François Kervégan.
 

 

Justice sociale et éthique individuelle constitue le volet pratique des réponses aux questions posées précédemment par La justice comme composante de la vie bonne (PUL). Il s’agit, à présent, de se tourner vers les problèmes contemporains de redistribution, qui se posent dans nos sociétés. Alors que La justice comme composante de la vie bonne envisageait le souci de l’autre – c’est-à-dire ultimement de la solidarité et de la justice sociales – dans le registre de la philosophie morale classique et contemporaine, Justice sociale et éthique individuelle traite de l’acceptabilité de principes de justice (égalité des ressources, égalité des chances, égalité des capacités, égalité des réalisations fondamentales) ou de mesures de justice (allocation universelle) qui, aujourd’hui, retiennent l’attention aussi bien des philosophes que des économistes, des hommes politiques ou des citoyens. En effet, l’avènement de sociétés démocratiques et le développement de l’économie de marché ont donné à la réflexion sur la justice sociale son contenu actuel. La crise de l’État-providence et une sensibilité accrue aux inégalités sociales placent, aujourd’hui, au centre des discussions, les problématiques de distribution et d’équité que la Théorie de la justice de John Rawls a contribué à renouveler. Néanmoins le Libéralisme politique de Rawls institue une dichotomie tranchée, une « division du travail moral » entre le domaine de la justice et celui de l’éthique individuelle. Dans cette perspective, la norme d’équité est un devoir s’imposant essentiellement à l’Etat ou à la collectivité plutôt qu’aux individus. Pourtant l’instauration et la préservation de la justice sociale , dans la communauté, ne sont possibles que si ses membres respectent, voire promeuvent, certains principes de justice. En d’autres termes, la justice égalitariste et la justice sociale ne sont pas exclusivement une affaire de lois, définissant la structure de base de la société, mais aussi une question d’attitudes et de choix personnels, c’est pourquoi il est pertinent de les interroger dans la perspective d’une éthique individuelle, et d’envisager l’acceptabilité individuelle de ces mesures de justice sociale. C’est à cette tâche que le présent ouvrage s’attelle, en s’appuyant sur les critères d’unanimité, d’efficacité, d’absence d’envie et en analysant les motivations et désincitations que suscitent certaines politiques redistributives.

 

La justice comme composante de la vie bonne, Saint-Nicolas (Canada), Presses Universitaires de Laval/CEDIS,

coll. Mercure du Nord, 2006.

 

Vivrions-nous mieux s’il y avait davantage de justice dans la société à laquelle nous appartenons ? L’objectif du présent ouvrage est d’apporter une réponse à cette interrogation d’inspiration platonicienne, dont le sens – comme en atteste la philosophie contemporaine – demeure toujours actuel, en mettant en évidence les conditions auxquelles le point de vue d’autrui peut s’insérer, dans la façon dont chaque agent conçoit son projet de vie et formule sa propre conception du bien. C’est à la mise en évidence des conditions d’intégration du juste dans le bien, s’appuyant sur la philosophie classique comme sur la tradition libérale contemporaine, que cet ouvrage se consacre, en partant d’une analyse de l’égoïsme et des jugements pratiques, formulés aussi bien de façon immédiate (c’est-à-dire en réponse à un intérêt instrumental) qu’en référence à des principes universels de justice.

Cette élucidation de la prise en compte individuelle du point de vue d’autrui par les agents se double d’une analyse des structures politiques, répondant à cette même exigence. La comparaison des mérites respectifs d’interprétation de la justice en termes de réciprocité, d’avantage mutuel, d’impartialité et d’équité, justifie qu’une priorité et un intérêt particuliers soient accordés aux formes de la justice comme impartialité. Ainsi il devient manifeste, à travers ces analyses, que le respect dans la prise de décision concernant la justice, des circonstances de l’impartialité est décisive pour qui veut identifier les conditions d’implémentation de la justice sociale.

 

 

L’esthétique dans le système hégélien, ouvrage co-dirigé avec Jean-Louis Vieillard-Baron, Paris, L’Harmattan,

 coll. Ouverture Philosophique, 2004, 114 p.

   


Kant, Logique du jugement esthétique
, Paris, L’Harmattan, coll. Ouverture Philosophique, 2004, 190 p.

 

Alors même que la littérature critique sur la philosophie kantienne est abondante, rares sont les études qui ont porté sur les deux champs de la réflexion que sont la logique et l’esthétique. L’ouvrage Kant, Logique du jugement esthétique met à l’épreuve de la logique kantienne les jugements esthétiques, élaborés dans la Critique de la faculté de juger, et en particulier le jugement de goût. Cette analyse permet d’évaluer la pérennité du projet et de la démarche transcendantale de Kant, de la Première à la Troisième Critique, alors même que Kant a d’abord exclu de la philosophie transcendantale la critique du goût et a longtemps retardé le projet même d’une esthétique.

 

   

L’esthétique de Hegel, Paris, L’Harmattan, 2003, 274 p.

 

 
Esthétique kantienne et esthétique hégélienne se présentent comme l’origine duale de l’esthétique, en tant que théorie de la sensibilité et philosophie de l’art. Tout semble les opposer. Pourtant le fil conducteur d’une analyse logique permet de saisir, entre elles, une filiation. Celle-ci se révèle à partir de l’actualisation esthétique de la table kantienne des concepts purs de l’entendement de la Première Critique à travers les notions de désintéressement et de liberté esthétiques, d’universalité, de finalité et de nécessité esthétiques. De la même façon, c’est à partir de l’actualisation des catégories (forme, essence, matière, contenu, effectivité, possibilité, nécessité) et des principes de la Grande Logique que l’esthétique hégélienne se déploie en son autonomie. Quelles qu’ont pu être les critiques formulées à l’encontre de l’esthétique de Hegel, cet enracinement logique de la compréhension du beau et de l’art ne réduit pas la valeur esthétique des Leçons d’esthétique.
 

 

Leçons d’esthétique, « Les formes artistiques », Hegel, Paris, Ellipses, coll. « Philo-textes », 2002,

traduction et commentaire, 64 p.